LAISSEZ PAITRE VOS BÊTES
Pauvre sot que vous êtes, Croyez-moi, monsieur de Beaumont, Laissez paître vos bêtes Autant qu'elles voudront.
I. La Grand'chambre, transférée à Pontoise, persistait à ordonner des informations et à rendre des décrets sur le fait des sacrements. « Le public commençait à se lasser de cette guerre. Aux gens de parti près, intéressés pour ou contre,, le Parisien avait repris sa gaîté ; chaque jour il paraissait quelque pasquinade, quelque caricature, quelque brochure piquante. Entre toutes ces facéties, il faut dictin-
240 C Idirambaul t-AIaurepas.
Ces bonnes gens Sont peu friands, Avec de petits croquets blancs Vous les renverrez tous contents.
De tels repas
Ne coûtent pas.
C'est pourtant ce qui rend si gras Moinillon, prêtre et prélat.
On est touché Du bon marché; Mais on en serait rebuté Si vous y mettiez la cherté.
Pauvre sot que vous êtes, Croyez-moi, monsieur de Beaumont, I>aissez paître vos bêtes Autant qu'elles voudront.