‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 147 sur 205 · VII · texte numérisé non relu

VII

266 C l airamb aul t-Maurepas.

Byng, croyant nous couler bas ^ L'écrivit à sa famille, Et puis après le combat Il a mis pour apostille :

Nous avons pincé Mahon^; En attendant de mieux faire Nous chanterons Te Deum.

Ils chanteront au contraire :

Richelieu de port Mahon Revient tout couvert de gloire, Lorsque les Anglais liront Ce beau trait dans son histoire,

Comme un boulet de canon, Fronsac ^ parti pour Versailles,

1. L'amiral Byng, traduit devant un conseil de guerre et convaincu de n'avoir pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour détruire la flotte française, fut condamné à mort, malgré le mémoire justificatif que Richelieu avait adressé au roi d'Angleterre en sa faveur. Il fut fusillé le 14 mars I757, à bord du Saint-George .

2. Lorsque Richelieu investit le fort Saint-Philippe, dont les Anglais avaient fait une citadelle imprenable, on doutait du succès à Paris. Cependant la place capitula après un siège de six semaines, et l'enthousiasme du public pour l'heureux vainqueur fut d'autant plus vif que l'on avait moins compté sur un heureux résultat.

3. « Samedi matin, lo juillet, grande nouvelle et grande joie dans Paris : M. le duc de Fronsac, fils du maréchal de Richelieu, a passé hier au soir par ici, vers les huit à neuf heures, et a continué sa route pour Compiègne où il est arrivé à près de deux heures du matin. Sa seule pré-

Année lySO. 26^

Annoncera qu'à Mahon J'avons grimpé les murailles.

Aï, aï, ai,

Aï, aï, aï, Jeannette,

Jeannette, aï, aï, aï.

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