‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 155 sur 205 · VII · texte numérisé non relu

VII

282 Clair amb ault-AIaurepas.

Volez dans la même carrière, Illustres rejetons du plus pur sang des dieux, Vainqueurs dans leur printemps ainsi que leurs aïeux ; Orléans et Condé, jeune et charmant La Marche ^,

La victoire vous applaudit, Au temple de Mémoire avec vous elle marche; La terreur vous précède et la gloire vous suit.

Ouvre les yeux, trop farouche Angleterre, Et répare les maux que tu fais à la terre. Entouré des vertus, des talents et des arts, Favori d'Apollon, de Minerve et de Mars, Frédéric eût été le dieu des bords Baltiques, Si content des lauriers guerriers et pacifiques

Que sa main moissonnait.

Il n'eût point dévasté le Nord qui l'adorait

La Muse de la Sprée, en traçant son histoire *, Gémira sur l'endroit où l'éclat de sa gloire S'éclipsa dans ses bras par le fatal traité Qui lia ses vertus à ta férocité '.

1. Ces trois princes du sang avaient suivi le maréchal d'Estrées ; ils se distinguèrent à la bataille d'Hastembeck.

2. Frédéric II, en prince habile, ne voulut laisser à personne le soin d'écrire son histoire, et, à l'exemple de César, son illustre modèle, il rédigea ses propres commentaires.

3. Par un traité signé à Londres le 16 janvier 1756, le roi de Prusse s'était allié à l'Angleterre.

Année ijSj. 283

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