CONSEILS AUX FRANÇAIS
Français, ne guerroyez donc plus, Vos efforts seraient superflus ; Vos bras sont redoutables. .. eh bien, Vos têtes pitoyables, Vous m'entendez bien.
1, Le désastre de Crevelt et l'incapacité de nos généraux avaient démontré à Bernis la nécessité de faire la paix ; et c'est pour l'avoir réclamée, tandis que M'"® de Pompadour s'obstinait à soutenir Marie-Thérèse et à poursuivre la lutte, qu'il fut disgracié.
2. Dans une épître adressée au comte Gotter, Frédéri cil qui se piquait d'être aussi fin critique que grand général, avait écrit :
Je n'ai pas tout dépeint, la matière est immense, Et je laisse à Bernis la stérile abondance.
Aussi fut-on porté à croire que Bernis avait voulu se venger par le traité de Versailles des railleries du monarque, tandis que, d'après Duclos, il « n'avait pas été le plus vif partisan du 'traité, quoiqu'il l'eût signé. »
Année IJDO- 303
A Rosbach, un chef barbouilleur Vous a comblé de déshonneur ; On fuyait comme quatre Avant que de combattre.
A Crevelt, vos braves guerriers En vain ont cueilli des lauriers ;
L'impérieux Mortagne^
Croit qu'on perd quand on gagne.
D'Hastembeck le sage vainqueur - Fit triompher votre valeur ;
Mais un ordre suprême
Le terrassa lui-même.
J'aime mieux, dit son successeur '^ Plus de profit et moins d'honneur;
Vaincre est fort difficile,
Traiter est plus utile.
Hanovre, vous avez grand tort, D'appréhender pour votre sort ;
1. Lieutenant général des armées du roi (M.) -•- Il passait pour être l'inspirateur du comte de Clermont, le vaincu de Crevelt.