‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 49 sur 205 · VII · texte numérisé non relu

VII

po Clairambault-Maurepas.

J'avons pris la libarté

Dauphaine, en fiolant rrogôme.

De boire à votre santé

Sans oublier monsieu votre homme ;

Vous aimez s't époux royal,

Tout l'univers est votre rival.

Vous trouvez en notre Roi Les entrailles d'un vrai père ; Je^ l'connaissons, c'est pourquoi J'vous disons, ça, c'est notre magnière, Et pis qu'il nous aime tous.

Que ne fera-t-il pas pour nous ?

N'vous lassez pas d'admirer La reine et memeselles ses filles; Convenez qu'on ne peut guère entrer, Dans de pus meyeures familles ;

de cette perte fut extrême, et s'il eût fallu attendre la fin de ses regrets avant de lui proposer un second hymen, c'aurait été trop long pour l'impatience de la France, voyant avec peine qu'il ne fût encore^ père que d'une fille. Sa tendresse dut céder à la raison d'Etat, et il consentit à convoler à de nouvelles noces. Le choix étonna toutes les puissances quand on sut qu'il était tombé sur une princesse de Saxe, sur la fille d'un roi qui occupait le trône du beau-père de Louis XV, d'un roi étroitement uni avec son ennemie, et qui tout récemment avait vu le roi de Prusse, allié de la France, dévaster ses États, de concert avec elle. Mais les ressentiments des princes ne laissent point de traces profondes comme ceux des particuliers. La même politique, qui les force d'oublier facilement les bienfaits, les oblige également à oublier les injures. »

Année ij4/.

Cheux elles, l'esprit, la vertu, y sont à bouche que veux-tu ?

Maurice vous est allié ^

Par la gloire et la vaillance ;

Au gré de notre amiquié,

Le v'ià le parent de notre France

Dà quand on s'iie, il faut s'iié

Avec gents de même méquier.

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