‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 64 sur 205 · Astruc, célèbre médecin. (M · texte numérisé non relu

Astruc, célèbre médecin. (M

Année 1^48.

Un vieux pédant^, du beau monde proscrit,

Était patron de ce bordel d'esprit.

A sa bergère il s'écriait : Ma Flore,

Assurément qui vous voit vous adore.

Puis on parla des opéras nouveaux,

Si bien écrits, si naturels, si beaux.

En vérité, dit-elle, c'est dommage

Que Marivaux n'ait complété l'ouvrage

De ce divin Paysan parveim :

Mais à propos, madame, avez-vous vu

Catilina^, fait à perte d'haleine

En vingt années et sept actes à peine ?

Que du Méchant ^ le nœud est bien trouvé !

Que d'intérêt ; j'ai surtout approuvé

Ce procureur nécessaire à la pièce,

Interdisant les sept sages de Grèce.

Savez-vous bien qu'on aura cet hiver

Un nouveau chant du sublime Vert-Vert f

Chacun parlait sans écouter personne ;

Un cliquetis de cigales résonne

Moins aigrement que le babil outré

Des assesseurs de ce bureau lettré.

Enfin, lassé d'aventures pareilles,

Je laissai là Paris et ses merveilles.

De mon château le chemin je repris, »

Bien loin des sots, qui font les beaux esprits.

1. Pièce de Crébillon à laquelle il travaille depuis plus de vingt ans. (M.)

2. Comédie de Gresset représentée au mois de décembre dernier. (M.)

14 Clair amhault-Maurepas,

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