Le comte d'Argenson, secrétaire d'État de la guerre
viî. ÏJ.
20 Clairamhault-AIaurepas.
Qu'en oubliant sa dignité
Dans sa chambre disant la messe,
Son père à la divinité
Croie faire agréer sa faiblesse ;
Que le comte de Charolais\ Fol de ses captives maîtresses, Passe sa vie dans les forêts Et qu'il borne là ses prouesses ;
Que Clermont, homme à tout métier, Change sa crosse en une épée ; Que, de tout Paris méprisé, Il fasse tapage à l'armée ;
Que le grand prince de Conti- Dans son Lsle-Adam se confine, Croyant que pour prendre Coni Le roi m petto le destine ;
1. « M. le comte de Charolais tient, depuis près de vingt ans, M""* de Courchamp, femme d'un maître des requêtes, en chartre privée, laquelle il a enlevée, qu'il tient en captivité et malgré elle, et qui aurait été bien plus heureuse dans sa maison. » {Journ. de Barbier, 1750.)
2. Le prince de Conti, après ses victoires sur le roi de Sardaigne, avait été obligé, en 1744, de lever le siège de Coni, 11 avait servi depuis avec distinction en Allemagne et aux Pays-Bas, mais l'inimitié de M"-° de Pompadour le fit écarter des armées : aussi Barbier écrivait au mois d'avril 1747 : « Il a vendu tous ses équipages, et ne servira point. Son titre de général lui sera inutile. Il fera sa campagne dans sa maison de l'Isle-Adam. »
Année i'j4<^. 127
Ah ! le voilà, ah ! le voici !
Celui qui n'en a nul souci !