Saint-Simon, dans ses Mémoires, qualifie sévèrement
Année IJIJ» 229
Je me ris de cet avorton ; Et d'abord pour me satisfaire Je prends ce roquet au menton Et je lui fais voir son grand-père.
Grand ennemi de la noblesse, Petit duc avec quelle adresse Te crois-tu faire un grand renom ?
Nous t'avons vu faux politique.
Nous te voyons traître et fripon :
Trois points pour ton panégyrique.
Saint-Simon croit, par son adresse Avilir toute la noblesse Et subjuguer le Parlement ;
les menées de la noblesse : « Rien de plus scandaleux, ni de plus vain : scandaleux, parce que nul ordre ne doit et ne peut s'assembler que par ordre ou par permission du roi. Ainsi cette foule assemblée d'elle-même, cherchant à s'organiser de sa propre autorité, ne pouvait être qu'im ramas informe, sans consistance, sans nom, sans fonction, sans mouvement légitime, bien loin de pouvoir prendre le nom de la noblesse et du second ordre de l'État. » Tout cela, ill'avait fait observer au Régent, en lui conseillant de sévir : « Je représentai à Son Altesse Royale le danger d'une tolérance qui portait à une sorte de révolte de gens du plus grand nom, mêlés avec gens du plus bas, qui se devaient dire sans aveu que d'eux-mêmes, s'attrouper, s'engager les uns aux autres en union par leurs signatures, envoyer des lettres circulaires dans les provinces, s'ériger en réformateurs, ou plutôt en refondeurs de l'État. »
230 Clairambault^Maurepas»
Cette entreprise est téméraire.
Mais un sot, un impertinent Croit que tout est fiicile à faire.
Petit houzard du Régent de la France, Greffier des pairs, nous t'imposons silence.
Paix.
Souviens-toi de ta naissance, Bourgeois, poltron et punais.