‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 113 sur 155 · La machine de Marly · texte numérisé non relu

La machine de Marly

2. La pompe de la Samaritaine, qui fournissait l'eau au Louvre et aux Tuileries, était une curiosité du vieux Paris. Elle se composait d'un petit pavillon bâti sur pilotis, avec une façade sur le Pont-Neuf ornée de deux statues en bronze doré représentant Jésus et la Samaritaine auprès du puits de Jacob ; entre les deux figures tombait une nappe d'eau reçue dans un bassin doré ; au-dessus était

Z^6 Clairamhault-Maurepas,

La magnificence et l'éclat De ce gros ministre d'État, Fera chanter dans ce pays :

Que ce seigneur est opulent.

Qu'il est adroit et excellent, A la façon de Barbari !

Il faut publier ses hauts ÊdtSi Et célébrer ses grands exploits,

Landerirette, Sans compter ceux de Ramillies^,

Landeriri.

une horloge. Dans le principe, lliorloge était surmontée d'un carillon et d'un jacquemart qui sonnait les heures ; mais ils n'existaient déjà plus sous le règne de Louis XIV. Le monument était pourvu d'im gardien afiiiblé du titre de gouverneur.

Claude Le Petit ne l'a pas oubliée dans son Paris ridicule :

Donnons i la Samaritaine

Le bon jour, en chemin faisant ;

Son phantôme est assez plaisant,

Accoudé sur cette fontaine.

Que cette eau sous ce pavillon

Qui danse au son du carillon

Fait un agréable spectacle!

Mais Dieu qui lui tend son vaisseau,

Ferait bien un plus beau miracle

S*il changeait en bon vin son eau.

I. Lieutenant général à l'armée de Flandre, il avait faibli à la journée de Ramillies et contribué à la déroute de Villeroy. On prétendait que, pendant la mêlée, il s'était caché derrière un buisson.

DR C-ONDRIN

Année l'Ji'J. 257

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