‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 140 sur 155 · M"» de La Roche-sur- Yon , sœur du prince de Conti · texte numérisé non relu

M"» de La Roche-sur- Yon , sœur du prince de Conti

2. Sans insister sur les victoire dont il est ici question, il nous suffira de dire, pour édifier le lecteur, que des exploits du même genre firent brûler Deschauffours en place de Grève. Voici d'ailleurs un dialogue en latin macaronique entre le grand Condé et son ami La Moussaye qui précisera l'allusion du chansonnier :

LE PHINCB DE CONDÂ.

Carus amieus Muss^ens

Ah / Deus botte I quod tempus !

Landerirette ; Imbre sumus perituri,

Landeriri.

LA MOUSSATB.

Seeurét sunt nostrét vilte, Sumus eniin Sodomihe,

Landerirette ; ]gne tantuM perituri

Landeriri.

304 ' Clairambault'Maurepas.

La main dans la ceinture, Le chancelier entra; L'Auteur de la nature Humblement adora.

Puis faisant un soupir, lui dit d'un ton sinistre : Je n'ai point d'ambition.

Mais ne devrais-je pas Être premier ministre ?

— Ainsi que mon ancêtre , Dit de Mesme^ à son tour, Je suis et je veux être

Du parti de la cour.

Le parlement fera parfois des remontrances Pour le qu'en dira-t-on, Puis enregistrera Toutes les ordonnances.

— Seigneur, pour la police, Dit Voyer à Jésus*,

Je t'offre mon service; Il n'est pas de refus.

Comme un homme d'honneur jamais ne dissimule. C'est à condition

1. Le président de Mesmes était un faux tribun qui jouait une comédie d'opposition pour se concilier les membres du Parlement, mais en réalité se vendait au Régent en tirant de lui le plus d'argent possible.

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