II
146 Clairamhault^Maurepas,
Cela nous a-t-il empêché
D'en faire nos déesses?
De notre Régent, prix pour pri.^,
La prudence est plus grande ; Pour nous enseigner ce mépris,
Tous nos biens il demande.
Vous me direz que du Régent
La gloire serait ample, Si, pour le mépris de l'argent,
Il nous servait d'exemple.
Il agit en vrai chrétien.
Ses bontés sont extrêmes ; Il feit voir qu'il veut notre bien ,
£n dépit de nous-mêmes.
quelques-unes des pensées de Sénèque. Lorsque le Joueur a perdu son argent, son valet, sur son ordre, ouvre Sénèque, et tombe sur ces réflexions philosophiques tout à fait appropriées à la circonstance :
La fortune offre aux yeux des brillants mensongers ; Tous les biens d'ici-bas sont faux et passagers ; Leur possession trouble, et leur perte est légère ; Le sage gagne assez quand il peut s'en défaire.
Après quoi il ajoute judicieusement :
Lorsque Sénèqne fit ce cbapitre éloquent
Il avait, comme vous, perdu tout son argent.
Année Ijiy, 147