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170 Clairambauh-AIaurepas,
S'il n'eût trouvé pour l'éteindre, La main du grand d'Aguesseau ^.
I. Les Mélanges de Baisjourdain nous ont transmis une pièce curieuse qui peut servir de complément aux chansons publiées ci-dessus, c'est le BiUet cT enterrement de la Chambre de justice :
« Vous êtes prié, de la part de M. le Chancelier, d'assister aux convoi et enterrement de haute et puissante dame M"* LA Chambre de justice, qui se fera le lundi 22 mars 1717*^ dix heures du matin, dans la salle des R. P. Augustins du grand couvent, où elle sera inhumée.
« L'oraison funèbre sera prononcée par M si* l'archevêque de Tarbes.
« La marche commencera par un des deux bataillons du régiment des gardes de la défunte, les piques renversées, et les drapeaux traînants, et les tambours couverts de crêpes battant à la sourdine.
« Ensuite marcheront deux à deux tous les condamnés par la Chambre, tenant dans la main droite une torche de cire ardente du poids de deux livres, et dans leur main gauche, chacun l'instrument de son supplice, sur leur dos un écriteau sur lequel sera écrit : Vengeance,
% Après viendra un chariot traîné par six dragons volants, sur lequel sera posé le cercueil couvert d'un poêle couleur de sang; les quatre coins en seront portés par M. le duc de Noailles monté sur une chimère. Pelletier des Forts monté sur un loup enragé, du Coudray monté sur un cochon, et Fourqueux monté sur un âne.
« Autour du chariot seront les Menet, les Leroy, les Maréchaux, les Chauders, les Amyot, les Olivier, les Boulant, les Rigaut, et tous les autres domestiques de la défunte, en grand deuil de la mort de leur maîtresse et surtout qu'elle ne leur a rien laissé par son testament. Le président de Lamoignon conduira le deuil qui sera composé de plus de quatre mille familles, hommes, femmes et enfants, nus en chemise, un bâton blanc à la main, et la marche sera fermée par les deux bataillons du régiment des gardes de ladite défunte. »
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