II
I5^. Clairambauli''AIaurepas,
Victimes de votre imprudence.
Vos propres traits bientôt retomberont sur vous. Le Français si souvent vous a donné des marques
De sa valeur dans les combats ; Les plus fiers potentats, les plus puissants monarques Tremblent à ce seul nom, et vous ne tremblez pas I Eh quoi I prétendez- vous contre lui vous défendre ? Pour un si haut projet, trop faibles ennemis, Un favori de Mars saura bien vous apprendre
A respecter les lis.
C'en est feit; Louvigny, saisi d'un nouveau zèle.
Venge la gloire de son roi.
Force ces orgueilleux à recevoir la loi Et leur couvre le front d'une honte éternefle *. Que dis-je ? Avec bonté le vainqueur les reçoit. Sa douceur les dérobe à sa juste vengeance, Triomphe éclatant que ce pays lui doit.
Porte au jeune Louis de la double victoire, Cher Louvigny, le tribut glorieux; Ton nom victorieux Sera le premier trait marqué dans son histoire. Nos neveux fy verront, les armes à la main.
Chercher au péril de ta tête
I. L'événement dont il est question ici remonte à Tannée 1716; mais il ne fut connu à Paris qu'en 1717. Nous lisons dans le Journal de Dangeau : « On a des nouvelles de Québec, qu'au mois d'octobre, Louvigny, major de la place, marcha avec quelques Français et quelques sauvages alliés ; il alla jusqu'à 400 lieues à l'ouest contre des sauvages qui s'étaient déclarés nos ennemis et qui avaient fort troublé notre commerce. »
Année ijiy. içç
Un bouquet pour ton souverain.
Personne mieux que toi célébra-t-il sa fête ? Cest ainsi que le ciel fixe notre bonheur.
De notre nouvel Alexandre
Que ne devons-nous pas attendre?
La victoire et la paix préviennent sa valeur; De sa grandeur future elles sont un présage ^
Ce monarque, par ce trait seul,
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De son auguste bisaïeul.