‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 90 sur 155 · REQUÊTE DES HARENGÈRES · texte numérisé non relu

REQUÊTE DES HARENGÈRES

A M. LE RÉGENT Au sujet de F appel au futur concih.

Grand prince, si jadis nos muses Ne te parurent point camuses.

Quand j'allions d'un cœur si loyal Dansant vers le Palais-Royàl, Pour célébrer de la Régence

I. Parmi les personnages poursuivis par la Chambre de justice, il y eut trois Moreau : l'un était trésorier général des Invalides, et les deux autres traitants. Charpentier était boucher et entrepreneur de la fourniture des viandes pour l'armée de Flandre ; « on lui supprima trois millions qu'il prétendait lui être dus pour .cette fourniture ; on le crojrait riche de huit ou neuf. > (yourn, de Buvat.)

Année IJ17. 209

La pompe et la magnificence :

Nous espérons bien aujourd'hui Que tu calmeras notre ennui.

Alors nous fûmes prophétesses, Quoique, comme des ivrognesses, Un chacun se moquît de nous; Mais je les méprisîmes tous.

Nos Sibylles par leur oracle, Mirent d'abord sur le pinacle Le religieux d'Aguesseau, Magistrat si digne du sceau.

Nous chantîmes du sieur Noaîlles Et les exploits et les batailles; Par nous son nom a refleuri Ainsi que Joly de Fleury.

Nous annoncîmes à la France La très subite décadence Des jésuites ses amis.

Des partisans et leurs commis.

Cent fois j'avons crié victoire En entonnant quelque air à boire, Grand prince , tant nous espérions Que jamais je ne pleurerions ; Cependant, par un coup de foudre.

Tu viens de nous réduire en poudre En donnant lettre de cachet Au très célèbre Ravechet *,

I. Ravechet, sjrndic deSorbonne, fut exilé le 5 ma^s 1717, à la suite d'une manifestation des anticonstitutionnaires

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