SUR UN SERMON DU CURÉ DE SAINT-PAUL
Ce curé si vanté, Dont la figure austère Convertit mainte beauté, L'autre jour, dans sa chaire,
cabinets, rue de Charonne, nommé La Fosse. » Le Journal de Barbier fournit d'amples détails sur ce miracle. (Juin 1725.)
1. Voltaire qui avait été témoin du miracle du faubourg Saint-Antoine, et fut interrogé lors de l'enquête dressée par l'autorité ecclésiastique, nous apprend à quelle occasion il composa ce quatrain, dans une lettre à la présidente de Bernières. « Je sers Dieu et le diable assez passablement, dit-il : j'ai dans le monde un petit vernis de dévotion que le miracle du faubourg Saint- Antoine m'a donnée. M. le cardinal de Noailles a fait un beau mandement à l'occasion du miracle, et pour comble d'honneur ou de ridicule, je suis cité dans ce mandement. On m'invite en cérémonie à assister au Te Deum, qui sera chanté à Notre-Dame en actions de grâces de la guérison de M m< La Fosse. M. l'abbé Couët, grand-vicaire de Son Éminence, m'a envoyé aujourd'hui le mandement, je lui ai envoyé une Marianne avec ces petits vers. %
2. Sur M. Guéret, curé de Saint-Paul, à l'occasion des conférences spirituelles qu'il fait tous les soirs à six heures dans son église, où une infinité de personnes de tous sexes et conditions se trouvent, et où l'on prétend qu'il s'est donné des rendez-vous et fait des choses contre la bienséance. (M.)
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Chacun étant bien posté,
Prêchait la chasteté.
Au milieu du sermon,
Voyant que le démon
Se glissait à tâton, Et qu'il fourrageait l'auditoire Il dit ces mots :
Tremblez, gens indévots,
Montrez-moi vos bras hauts. — Hélas ! ils sont tous, il faut croire, Sourds et manchots.