‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 42 sur 147 · PORTRAITS DE LA COUR · texte numérisé non relu

PORTRAITS DE LA COUR

Reine, souffrez qu'un bon François

Qui veut vous, être utile, Pour vous faire entendre sa voix

Emprunte un vaudeville, Et par une exacte chanson, La faridondaine, la faridondon, Vous fasse les portraits d'ici, biribi, A la façon de Barbari, mon ami.

Bourbon, quoique saisi d'effroi,

Vous maîtrise et vous brave ; Vous vous croyez femme du roi, Vous n'êtes qu'une esclave, Et dans votre cour en prison; On y parle de votre esprit,

Poltron, entêté, violent, Et de richesse avide,

Joignant un cœur dur et méchant Avec l'esprit stupide.

Voilà le portrait de Bourbon,

Tel qu'on le dépeint à Paris,

Année 1726. 69

Pour son favori le soldat, Auteur du cinquantième *, C'est un insolent scélérat, Un esprit à système, Plus fou s'il se peut que fripon , Traitez-le, et ses frères aussi,

En écartant d'auprès de vous Ce conseiller sinistre , Regarderez-vous sans courroux

La p du ministre,

Vous, pleine de religion, Prierez- vous Dieu avec la Prie* ,

C'est la fille d'un fugitif Qui craignait la potence, L'esprit étourdi, décisif, Fourbe et plein d'impudence , Des Anglais prenant pension 3 Pour conduire cet État-ci;

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