CADET DE GASCOGNE
Je suis natif d'une contrée Où les infortunés cadets, Munis de la cape et l'épée, S'embarquent avec leurs bidets.
Nous trouvons la gloire si belle Que nous sacrifions pour elle Nos prés, nos vignes et nos champs.
Mais pour des divinités folles
I. Épitre d'un garde du roi qui a fait un enfant à une fille, lequel est condamné par Mt r le duc de Noailles, son capitaine, à 2000 liv. (M.)
' Année 1728. \6\
Sacrifier deux cents pistolés,
C'est trop cher de deux mille francs.
Issu d'un sang trop économe, Je ne puis en si peu de temps Compter une si grosse somme.
Quoi ? monseigneur; deux mille francs, Un garde du corps 4e Gascogne ?
A quoi donc taxer les exempts, Les majors, les chefs de brigade ?
Et si l'on monte au plus haut grade Les frais seraient exorbitants.
Le fait mérite qu'on y pense, Il est en tout temps important : . .
Tout ce qui tire à conséquence Doit être pesé mûrement.
Pour vos ordres rempli de zèle, C'est faute d'argent que j'appelle ' De vos premiers arrangements.
Hélas ! faut-il, malgré Bellone, Que le Pactole et la Garonne Soient des fleuves si différents.
i&2 Cl*ir*mbamlt-M*mrep*s.
EPIGRAMMES DIVERSES