L'abbé d'Auvergne. (M
312 Clairambault-Maurepas.
Je reste au dernier rang.
De Castre et Caumartin, n'a-t-on pas mis en place, D'Estrées et Massillon *, Et les autres paillards, De notre même classe ?•
Si de la prélature, Tu étais honoré, Tu lui ferais injure, A dit le nouveau-né.
Retire-toi d'ici, avec ta mine sèche, Tu fais peur à l'ânon, Le bœuf se sauvera, Fais Gille et te dépêche.
— Changeons donc de système, Faisons-nous circoncir, .
Renonçons au baptême, Ainsi qu'à l'avenir; Du Grand Turc ottoman, je serai le pontife, Au temple de Manon, Je serai le prélat F.... des bénéfices *.
1. L'abbé de Castries, ancien aumônier de la duchesse de Bourgogne, fut nommé par le Régent à l'archevêché de Tours ; l'abbé d'Estrées à celui de Cambrai ; l'abbé de Caumartin fut nommé à l'évêché de Vannes, et Massillon à celui de Clermont.
2. L'abbé d'Auvergne voyant qu'il ne réussit en rien prend le parti marqué au couplet ci-dessus. (M.)
Année 1717. 313
Des honneurs de l'Église, Dit le Régent, hélas !
La seule paillardise Ne vous exclurait pas :
Je ne condamne pas le goût des jansénistes, Je passe les Manons, Mais je ne puis là là Souffrir les gens a...
En très humble posture, Frédéric s'avança * Au Dieu de la nature, Un placet présenta; Soutenez-moi , Seigneur, contre la tyrannie , D'un parent de mon nom ; Tout mon bien il prendra, Même mon abbaye.
Polignac seconde.
Le petit Moucheron *, Lui dit : Faut de la Fronde, Nous faire les patrons, Afin d'exterminer le Régent et sa race, Ainsi que les Bourbons, Puis après tout cela De régner à leur place.
1. Le prince Frédéric, frère de l'abbé d'Auvergne. C'est contre lui qu'il se plaint au 'Seigneur. (M.)