‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 4)Chapitre 14 sur 128 · LA CHUTE DES FILLES DE JOIE · texte numérisé non relu

LA CHUTE DES FILLES DE JOIE

Pleurez, malheureuses grisettes, Pleurez, gibier de maltôtiers, Ou bien chantez : Adieu , paniers 1 Car pour vous vendanges sont faites.

Avant la juste décadence, De tous ces riches partisans, Combien aviez- vous de présents, Habits, bijoux, en abondance !

Mais depuis que leur sort fatal A renversé votre fortune, Où irez-vous ? A l'hôpital , Ou bien raccrocher à la brune l .

1. On trouve dans les Mémoires de la Calotte une facétie en prose qui a pour titre : Maîtresses de toute qualité à louer (ij 16) et dont le préambule peut servir de commentaire à la chanson : « Voici la morte-saison des grisettes; la déroute des maltôtiers en laisse une infinité

sans condition ; toutes en cherchent ; elles sont prêtes à se /

donner au plus offrant et dernier ' enchérisseur ; je vais /

vous désigner leur rang et marquer leur valeur, afin que vous puissiez vous pourvoir selon votre désir ou selon vos forces. »

36 Clairamhault-Maurepas.

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