On se rend facilement compte du trouble causé par
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Qui du temps de nos pères, Le fit pour punir les forfaits De semblables canailles, De La Vieuville et Beaumarchais Grands-pères de Noailles *.
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Pour la Chambre de justice Dont chacun murmure fort, Tout ainsi que Técrevisse, On dit qu'elle pince et mord.
l'édit, si Ton considère que les domestiques étaient autorisés à déposer contre leurs maîtres sous des noms empruntés , que les dénonciateurs étaient largement rétribués, et que la médisance contre eux était punie du dernier supplice. « On apporte tous les jours à la Chambre de justice des mémoires contre les gens d'affaires, dit à ce propos Dangeau; et il se présente déjà beaucoup de dénonciateurs. On prétend, par des calculs qu'on a faits, que, depuis le commencement de 1689, qui est le temps où l'on a fixé la recherche, les traitants ont profité de 1,800 millions. Peut-être se trompe-t-on dans. ce calcul-là, car il parait bien excessif ; mais ce calcul-là fait espérer que, malgré les dépenses immenses qu'ont faites les gens d'affaires, on en tirera des sommes qui diminueront bien les dettes du roi. » Duclos va nous apprendre quel fut le résultat de ces espérances.
I. Sous Henri IV, Sully avait établi deux Chambres de justice (1601 et 1607); sous Louis XIII, Richelieu en fit autant (1624 et 163 1), il décréta même le retour périodique des Chambres tous les dix ans, et sous Louis XIV, Colbert, au début de son ministère (1661), ne rougit pas d'employer ce honteux moyen pour enrichir le trésor.
132 Clairambault-Maurepas.
Ce n'est pas ce qui m'offense, Mais ce que je trouve mal C'est que cette Chambre avance Comme fait cet animal *.
Monstre altéré de sang humain Que l'enfer en courroux a vomi sur la terre,
Insatiable publicain, Assez et trop longtemps tu nous livras la guerre.
Tu vas tomber et périr sous les coups D'un héros qui nous aime et qui combat pour nous.
I. « Les effets de la Chambre de justice furent très différents de ceux qu'on s'était promis. On s'était flatté de retirer par les taxes des sommes immenses qui fourniraient aux dépenses les plus urgentes. On devait, disait-on, rembourser tous les brevets de* retenue, les charges militaires, les rendre libres, n'en plus laisser vendre, de manière que le roi serait toujours en état de récompenser le mérite et d'entretenir l'émulation. Beaux projets, sans doute, mais qui ne sont jamais imaginés que par ceux qui n'ont pas le crédit de les effectuer. Tout le fruit de cette Chambre, qui dura un an, fut d'ouvrir la porte à des milliers de délations vraies ou fausses. La consternation se mit dans toute la finance et parmi leurs alliés ; l'argent fut caché , et la circulation totalement interceptée. On sacrifia quelques financiers à la haine du peuple. Le crédit vendu, les protections achetées, firent remettre ou modérer les taxes. Celles qui furent payées devinrent la proie des femmes perdues ou intrigantes, et des compagnons de débauche du Régent. » (DuOLOS.)
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