‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 4)Chapitre 49 sur 128 · ia · texte numérisé non relu

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138 Cl air ambault- Maure-pas.

Ces deux monstres, fils d'Hippocrate *, Loin de guérir les maux de rate , Nous causent mainte oppression, Et par leurs fougueuses ruades Font aujourd'hui profession De faire beaucoup de malades.

Celui-ci, souple à la férule, Comme on veut avance ou recule, Quoiqu'il soit fier de son harnais.

Pour éviter tous cas sinistres, Son père lui a dit cent fois :

« Sois toujours ami des ministres. »

Cet autre conçoit l'espérance D'être un cheval de confiance, Car il est doux comme un mouton.

Pour plaire au cocher qui le mène, Il s'est façonné, ce dit-on, Qu'à tirer il n'a plus de peine.

Croyez-vous que l'allégorie, Mes chers amis, soit bien suivie ? Non, pour finir cette chanson, Je n'aurai pas assez de chance, Car il nous faut un postillon...

... Prenons le Régent de la France.

1. Le plus grand médecin de l'antiquité. — Les deux monstres en question sont : Fagon , fils du premier méde-

Année 1717. 139

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