LA TRÊVE DES PARTIS
Le roi, notre sire, De certains prélats, Ardents pour écrire, Voyant les combats, Impose silence Sur le décret suspendu * , Lanturlu, lanturlu, lanturlu.
phétiqucs, et ses prédictions, auxquelles il serait difficile d'attacher un sens précis, eurent un immense retentissement. I. Par une déclaration du roi en date du 7 octobre, le Régent, que les troubles suscités par la Constitution commençaient à inquiéter, informa les partisans et les adversaires de la bulle qu'il venait d'entamer des négociations avec la cour de Rome, et défendit, pendant le cours des instances ouvertes auprès du saint -siège, toute nouvelle . dispute sur les questions en litige. « Le feu roi, notre très honoré seigneur et bisaïeul, disait le préambule de cet acte, nous ayant laissé ce royaume dans une heureuse paix avec toutes les puissances de l'Europe, nous n'avons eu qu'à suivre et à affermir ce dernier ouvrage de sa pro-
Année 1717. 261
Bissy, à la tête D'un parti puissant, A troubler s'apprête ; Et le beau Rohan; On les a fait taire 1 , Et tout schisme est défendu.
Pour bannir de France Leurs cris furieux, Par grande prudence, D'Aguesseau le pieux, A scellé des lettres, Dont chut est le contenu.
Apprenant l'affaire, Le nonce romain, Qui, pour le Saint-Père, N'a rien fait qu'en vain, Repliant la bulle, A crié comme un perdu.
fonde sagesse; mais nous ne remplirions qu'imparfaitement les devoirs de la royauté, si nous ne travaillions avec autant d'attention à rétablir une autre espèce de paix non moins importante pour le bonheur et la tranquillité des peuples soumis à notre domination en apaisant ces troubles intérieurs dont le clergé de notre royaume est agité au sujet de la bulle donnée par notre Saint-Père le Pape. »
I. La déclaration' du roi fut rendue en pure perte et ne fit taire personne. Jésuites et jansénistes, s'offensant également de ce silence imposé aux partisans de l'erreur et à ceux de la vérité, continuèrent leurs vaines discussions.