‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 5)Chapitre 20 sur 76 · LE DEUIL DE LOUIS XIV · texte numérisé non relu

LE DEUIL DE LOUIS XIV

Il est donc mort ce grand Bourbon, Regretté de la Maintenon, .

De Le Tellier et de Fagon.

Vous ses sujets, la larme à l'œil.

Regardez ce prince au cercueil , Et de sa mort portez le deuil.

Il nous laisse à tous en mourant De quoi pleurer amèrement.

Puisqu'il nous laisse sans argent.

Mais cherchez^ vous en trouverez Dans la bourse de Desmarets Et de gens comme Bourvalais ^.

Faites de généreux efforts Pour enfoncer leurs coffres-forts, Suspendez au gibet leurs corps.

sénistes avaient fait condamner à Rome im de ses livres sur les cérémonies chinoises ; il était mal personnellement avec le cardinal de Noailles. » (VOLTAIRE, Siècle de Louis JC/V.) I. Célèbre traitant qui avait fait dans les dernières années du règne de Louis XIV une fortune scandaleuse.

^ Clairamhault''Maurepas,

Que Desmarets soit écorché ^ Et par menus morceaux tranché ; Personne n'en sera fiché.

Mettez Le Tellier in pace.

Que Fagon soit récompensé, Il a le royaume sauvé.

Sans cet ignorant médecin

Qui de Louis fut Tassassin,

Nos maux auraient duré sans fin.

Or prions tous le Roi des rois Que jamais l'empire français Ne tombe sous de dures lois

Que le Régent doux et bénin Inspire à son petit cousin D'être juste, paisible, humain ;

Et pour qu'il pratique cela.

Qu'aucun enfant de Loyola Napproche de ce prince-là.

Année ijiS. 31

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