‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 5)Chapitre 66 sur 76 · M"« d'Armagnac · texte numérisé non relu

M"« d'Armagnac

Année iji5. 139

N'écoute guère.

Et cpupe toujours court.

Mais elle aura son tour. Certain marché d'amour.

Signé de père et mère, Fera changer un jour

Sainte Sévère.

Sainte Mutine, Aime dans le discours

Que Ton badine, Elle en rit tous les jours.

Des jeux et des amours Elle sait les détours ; Tout cela nous anime.

Mais redoutons toujours

Sainte Mutine.

Sainte Antique^, Dont je chante le nom,

Encor se pique Que son minois soit boa.

Mais il n'est plus d'aloi Et dès qu'on aperçoit Cette vieille relique, Chacun chante à part soi

La sainte Antique.

I. M"** Savary, dite la vieille médaille. Elle est cordelière du Tronc.

140 Clairambault-Maurepas.

Sainte Coquette ^ D'un grand nombre d'amants

Sait faire emplette Par ses heureux talents.

Son but au jeu d'aimer Est de pouvoir charmer.

Sans que pas un lui mette ; Ce qui la fait nommer

Sainte Coquette.

Sainte Facile*, A tous venants disait

Qu'elle était fille, De pas un ne voulait.

Mais quand on la pressait Et qu'au fait on venait.

Pour peu qu'on fût habile.

Toujours on Ja trouvait

Sainte Facile.

Sainte Nitouche' Qpand sa mère approchait.

Faisait la souche, Pas un mot ne disait.

Mais quand elle sortait Et que seule elle était

Page 1