HOMMAGE AU NOUVEAU-NE
Voici le jour fortuné De notre mariage,
I. « L'exemple de la ville de Paris fut suivi dans plusieurs provinces du royaume par quelques corps et communautés qui voulurent faire leur cour au Roi. La marquise de Pompadour saisit cette occasion de faire du bien : elle dota et maria dans ses terres toutes les filles nubiles. M. de Monmartel, garde du trésor royal, en fit autant. » {Jfottrn, historique.)
Année ijSi, 197
Au prince du Dauphiné Rendons un doux hommage Et chantons le petit nouveau-né, Qui nous met en ménage.
A Tamour, à la gaîté, Puisque tout nous engage.
Triomphons en liberté Et faisons grand tapage ;
Du père qui l'a formé.
C'est la vivante image, Il sera bien renommé S'il devient aussi sage ;
De son aïeul bien-aimé L'invincible courage Et l'ineffable bonté Seront son apanage ;
Son bras sera redouté Jusque chez le sauvage.
Et son cœur sera fêté Jusqu'au dernier rivage ;
Quel temps de prospérité Cet enfant nous présage !
De notre félicité Son nom seul est le gage ;
Souvent le soleil levé Ne chasse point l'orage ; •VII. 17.
1^8 Clairambauli-Maurepas,
Mais quand un Bourbon est né Il n'est plus de nuage ;
Notre cœur est transporté Des dons qu'il nous partage^ Ses bienfaits de tous côtés Disent en leur langage :
Puisse l'univers charmé Être son héritage, Et son règne confirmé S'étendre au dernier rivage.
Célébrons le petit nouveau-né Qui nous met en ménage.