‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 119 sur 213 · LE LIBRAIRE · texte numérisé non relu

LE LIBRAIRE

Crains d'offenser, par ce langage.

Un écrivain de grand renom.

LE COLPORTEUR

Monsieur a part à cet ouvrage, Je le crois donc d'un certain bon.

Je connais^ monsieur par un livre Fort utile à lui comme à moi.

Et qui par bonheur nous fit vivre Tous deux longtemps aux frais du Roi.

Je ne blâme ici que la forme.

Et, par ma foi, j'en suis fâché ; Cet écrit, sans sa masse énorme, Pourrait être un écrit caché.

I. Le tire d'un aveugle, qui fit mettre Diderot à Vincennes en 1749. (M.)

202 Clairambault'Maurepas,

Si sa taille était plus petite,

J'en reprendrais incognito,

Car il a, dit-on, le mérite

De ce qu'on vend sous le manteau.

J'y voudrais pourtant une chose, C'est qu'il eût été défendu ; Pour cela seul, sans autre cause. Il serait alors bien vendu.

Mais, malgré ma note critique.

Il pourrait être débité, Dans lui l'autorité ^ publique N'est pas l'article respecté.

DIDEROT

L'insolent ! je perds patience.

LE COLPORTEUR

Eh monsieur ! un peu de douceur.

Servez-vous de votre science.

Vous êtes si bon confiseur*?

DIDEROT

Son audace a de quoi surprendre.

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