‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 122 sur 213 · LE SCHISME · texte numérisé non relu

LE SCHISME

Voici venir le schisme, Commère, j'en ai le frisson ; Adieu donc, catéchisme, Salut, vêpres, sermons.

Notre curé Est décrété '.

1. Vers présentés à Leurs Altesses Sérénissimes M*' le Duc et M'"* la Duchesse d'Orléans par leur très humble serviteur Leclerc de Montmercy.(M.)

2. Le frère Bouettin, curé de Sainte-Geneviève, qui avait en 1749 refusé les sacrements à M. Coffin, suspect de jansénisme, persistait dans ses refus à l'égard de toutes personnes non munies de billets de confession, çt son exemple trouvait, à Paris comme en province, de nombreux imitateurs. Dès lors la lutte entre les molinistes et le Parlement fut de tous les instants, et se poursuivit avec un acharnement qui eut pour les deux partis les plus funestes conséquences.

3. Nombre de curés furent décrétés de prise de corps par le Parlement, entre autres, Duval, curé de Saint- Georges d'Abbeville et son vicaire, le curé de Joigny,

Année iy52, 209

Jons vu ces damnés de recors,

Qui venions pour le prendre au corps.

Dis-moi, dame Pérelle, Toi qui lis dans les almanachs,

Quelle est la péronnelle

Qui fait tant de fracas.

C'est, dit-on, le greluchon

De dame Constitution, Qui la mène en confession.

Le Parlement de France, Qui n'aime pas cette guenon.

Contre la manigance

A fait grand carillon.

Malgré les cris

Et les écrits Du savant évéque Gergy Et de l'archevêque de Paris, Il veut que les jansénistes A l'agonie soient traités Ainsi que les molinistes, Et en saints lieux enterrés;

Que nos curés Soient disposés

Lambert, porte-dieu de Saint-Jean en Grève, le vicaire et les deux porte-dieu de Saint-Étienne-du-Mont. Certains prenaient la fuite sans attendre d'être jugés ; c'est ainsi qu^au mois de juillet il n'y avait. plus, dans la pjh}isse Saint-Étienne-du-Mont, ni curé, ni vicaire, ni porte-dieu.

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