‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 132 sur 213 · LA CHAMBRE DES VACATIONS · texte numérisé non relu

LA CHAMBRE DES VACATIONS

Allons tous voir, aux Augustins,

Cette chambre nouvelle, Ouvrage des ministres calotins

Qui perdent la cervelle.

Ils veulent nous faire sentir du Roi

La puissance suprême, Mais anéantissant la loi

Que devient le diadème?

Crois-nous, notre ami d'Argenson ^, Ton erreur est extrême ;

1. On avait excepté de l'exil les conseillers de la Grand'chambre, avec la pensée qu'ils seraient plus dociles aux ordres de la cour ; mais comme ils persistaient à s'occuper des querelles religieuses, ils furent relégués à Pontoise.« On prit alors le parti, au temps des vacances du Parlement, de laisser la Grand'chambre rentrer d'elle-même dans l'inaction et pour y suppléer d'établir à Paris une chambre des vacations composée de conseillers d'État et de maîtres des requêtes. Elle tint ses séances aux Grands-Augustins, et passa tout le temps de son existence à lutter contre les juridictions inférieures et surtout contre le Châtelet, qui ne voulaient pas la reconnaître. » ( Vu privée de Louis XV.)

2. « Tout le monde, observe Barbier, crie contre M. d'Argenson, comme ayant été dans le conseil du Roi l'auteur des lettres de cachet, contre l'avis de M. de Machault. » £t le marquis d'Argenson confirme cette obser-

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ajo Clairambault'Maurepas,

L'on rit de ta commission Ainsi que de toi-même.

Jadis ton père en Parlement Vint faire triste figure ;

Crains qu'il ne t'en arrive autant C'est ce dont on t'assure.

Du fier auteur de Montfaucon ^ N'oublie point l'aventure,

Eût-il cru qu'à ce même canton Il serait de parure.

Tout ministre doit de son roi Soutenir la puissance;

Mais c'est en respectant la loi Et les droits de la France.

vatioD. « Des Parlementaires^ dit-il, m'apprennent avec douleur que l'irritation du Parlement est montée au dernier degré contre mon frère ; qu'on l'y accuse des maux du rojraume et des traitements injustes que le Parlement essuie de la part du monarque. »

I. D'après l'opinion commune, Enguerrand de Marigny avait fait élever le gibet de Montfaucon, oti il fut pendu le 30 avril 13 14. Mais c'était là une tradition erronée : les fourches patibulaires existaient longtemps avant lui.

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EPIGRAMMES DIVERSES

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