LA DUCHESSE D'ORLEANS
Je finirai tranquillement, Craignant peu le dernier moment, Le diable, l'enfer, l'âme, eh bien !
1. A son retour de l'armée il fit bâtir un pavillon sur le rempart, vis-à-vis la chaussée dAntin, que Ton nomme le pavillon d'Hanovre, et dont le peuple cassa une fois les vitres. (M.) — Richelieu avait encouragé le pillage par l'exemple qu'il donnait tout le premier, et qui lui attira de la part de ses soldats le sobriquet mérité de Père la Maraude.
2. Louise- Henriette de Bourbon-Conti, morte le 9 février 1759. (M.) — Nous lisons dans \q J^ournal d^ Collé : « L'on m'a donné ces jours-ci les couplets faits par feu M™« la duchesse d'Orléans, et qu'avant de mourir elle
Année l'jSf), 305
Sont des contes de femme, Vous m'entendez bien.
Ma pauvre mère m'ennuya*,
Mon pauvre frère m'excéda*, Voulant me faire entendre, Qu'ils avaient le cœur tendre.
Mon gros mari, tout consolé, Par ma mort se croira vengé
Des cornes qu'à sa tête
Ont placé mes conquêtes '.
remit dans un portefeuille fermé à la marquise de Polignac. On jugera par ces horreurs du caractère de cette princesse, qui d'ailleurs est morte en riant et avec la plus grande intrépidité. Cette princesse ne manquait point d'esprit,^ mais elle était sans âme et sans aucune espèce
de sensibilité. Elle n'en avait pas même pour son amant
Si ce n'était pas une princesse du sang et à l'article de la mort qui eût fait ces détestables couplets, on n'y aurait pas fait attention. Mais cela fait anecdote. »
1. Louise-Elisabeth de Condé, douairière de Louis-Armand de Conti, princesse fort simple dans ses mœurs et sans faste, douée de beaucoup d'esprit et qui avait, dit-on, fort aimé le plaisir. (M.)
2. Louis-François de Bourbon, prince de Conti, fort aimé et distingué par beaucoup d'esprit et de connaissances en tout genre. Il est de la plus belle figure, il a beaucoup '^ sprit. Il est noble, fier, généreux, ennemi danger \, oon ami et protecteur zélé dès qu'il affectionne. ^^ . . .)
3. Louis-Philippe, duc d'Orléans, petit-fils du Régent, prince peu éclairé, qui ne s'est jamais distingué par beaucoup de valeur, d'ailleurs adoré à cause de son humanité et de son affabilité. (M.)