‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 202 sur 213 · LE BAL DE VERSAILLES · texte numérisé non relu

LE BAL DE VERSAILLES

A MOI, charmant Anacréon I J'invoque aujourd'hui ton génie ; Des jeux prolonger la saison, C'est ajouter à notre vie.

Appelons ici la gaîté, L'enjouement et la liberté.

Enfants de quinze ans, Laissez danser vos mamans.

Combien, Amour, ici des ans Tu méconnaîtrais l'intervalle.

La moins jeune de ces mamans Peut de sa fille être rivale. Il est plus d'un mois pour les fleurs, £t toutes les roses sont sœurs.

Belles, qui formez des projets, Trente ans est pour vous le bel âge ; Vous n'en avez pas moins d'attraits.

Vous en connaissez mieux l'usage,

I. Par M. Moreau. — Cette chanson fut faite à l'occasion d'un bal donné à Versailles, le jour du mardi gras, par M"" la maréchale de Duras. Les mères de toutes les jeunes filles y dansèrent ; et les jeunes filles faisant à leur tour le rôle de mères, y furent simples spectatrices.^ (M.)

3^2 Clairambault'Maurepas.

C'est le vrai moment d'être heureux.

On plaît autant, on aime mieux.

Croyez-YOus que le dieu malin Dont je chéris et crains la flamme Allume aux rayons du matin Le flambeau qui brûle notre âme.

Son feu, si je l'ai bien senti, Ressemble aux ardeurs du Midi.

Enfants de quinze ans.

Laissez danser yos mamans.

LA

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