‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 40 sur 213 · UNB DESCENTE DES ANGLAIS · texte numérisé non relu

UNB DESCENTE DES ANGLAIS

Messieurs de Lorient, ne songeant point à mal, Allaient se promener à la tour du fanal ;

1. Argent des souscriptions de son poème héroïque, enlevé au public malgré la promesse de le rendre. (M.)

2. Loterie des contrats sur la ville dont, avec une troupe d'agioteurs, il arrha tous les registres sans les remplir. (M.)

3. Au sujet de la descente des Anglais à Polduc, près Lorient, en Bretagne, le i*' octobre 1746; ils se sont rembarques le 7 à 10 heures du soir. (M.)

Année 1^46. 77

Lorsque sur le canal, Ils virent Tamiral Du roi électoral^ Leur préparer le bal.

Pour aller au-devant on n'avait point d'esquif, Et Ton n'a pour attendre aucun préparatif ;

Quelques soldats rétifs.

Et plus d'un chef craintif,

Pour tout préservatif

Un mur des plus chétifs.

Bientôt de tout côté on sonne le tocsin, Et chacun alarmé tremble pour son butin.

L'un, la fourche à la main,

D'un air de paladin,

Au rivage prochain

Va narguer le destin.

L'autre, avec une pioche autour de son terrain, Tourne un retranchement que dessine un robin.

On roule sur son train

Un canon assassin.

De loin le citadin.

Tranche du spadassin.

C'en est fait, on débarque en ce fatal moment, Le téméraire Anglais avance effrontément;

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