Premier président au Parlement de Paris. (M
3. Après la condamnation du mandement de l'évêque d'Amiens, le rédacteur des Nouvelles ecclésiastiques s'éleva avec violence contre la Constitution. La grand'chambre condamna cet écrit au feu, sur le réquisitoire de l'avocat général d'Ormesson, qui déclara que « la Constitution était une loi de l'Église et de l'État ». Les Enquêtes protestèrent et provoquèrent une assemblée générale des chambres, qui fut tenue le 17 février et corrigea par un arrêté les déclarations de l'avocat général. Mais le 21 une délégation du Parlement fut mandée à Versailles, où le Roi lui signifia qu'il avait cassé, par un arrêt du conseil, l'arrêté du 17 février.
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Les conseillers en courroux, Sachant cette étourderie, Les conseillers en courroux Lui dirent : Vous moquez-vous, Monsieur? Un de ces matins, Vous passerez par nos mains.
Prenez-vous la compagnie Pour un sénat de pantins?
£n effet on s'assembla; Plusieurs cassèrent les vitres; En efïet on s'assembla Et chaudement on parla ; Enfin, par un arrêté.
L'arrêt fut interprété, Et le fait sur les registres La cour séante est porté.
Uex-évêque en trépigna, Trouvant le trait malhonnête ; L'ex-évêque en trépigna Et chez le Roi droit alla; Il lui dit : Ne manquez pas De mander les magistrats; Lavez-leur-moi bien la tête.
Et le Roi n'y manqua pas.
Le Roi leur a dit d'abord.
En prenant un ton de maître, Le Roi leur a dit d'abord :
ICO Clairambauh'Maurepas,
Messieurs, vous avez grand tort.
Oh ! s'il vous arrive encor De prendre un pareil essor, On vous fera bieli connaître Que Pontoise * n'est pas mort.
De plus, a-t-il ajouté.
Pour réprimer la licence.
De plus, a-t-il ajouté, J'ai cassé votre arrêté.
Que l'arrêt qui le proscrit Soit sur vos registres inscrit; Surtout point de remontrances, Vous les feriez à crédit.
C'est ainsi qu'un dernier coup.
En rompant toute barrière.
C'est ainsi qu'un dernier coup Va nous livrer tous au loup.
On supprime les états^ On berne nos magistrats.
Et le pouvoir arbitraire S'avance et marche à grands pas.