M*"« de Pompadoui". (Mi
3. « Tandis que le Roi prenait ses plaisirs à Choisy, la Reine n'était jamais mieux à son aise que lorsque, retirée
I20 Clairambault'Maurepas.
Que monseigneur le gros Dauphin Ait l'esprit comme la figure ; Que l'État craigne le destin D'un second monarque en peinture * ;
Que la Dauphine ait des enfants, Ou qu'elle devienne stérile ; Que le baroque d'Orléans * Au couvent fasse l'imbécile ;
Que ne croyant qu'en ce bas lieu Son fils ' méprise son exemple ;
dans ses cabinets, elle était environnée du duc, du cardinal et de la duchesse de Luynes. Comme son mari disait quelquefois à Choisy qu'il n'était plus roi, elle y disait qu'elle
n'était plus reine Elle était gouvernée par les jésuites
et avait en horreur les opinions, les partis et les mœurs que les jésuites combattaient. On l'irritait contre Voltaire toutes les fois qu'il publiait une brochure, et on lui faisait entendre qu'elle était écrite ou contre les autorités établies ou contre la religion. » {Mém. de Richelieu^
1. « Le Dauphin est d'un extrême embonpoint, ennemi du mouvenïent et de tous exercices, sans passions, même sans goûts ; tout l'étouffé, rien ne l'anime. Si l'esprit étincelle encora de quelques traits, ce doit être un feu mourant, que la graisse et la dévotion achèveront d'éteindre. Pour avoir du mérite, il faut avoir été ce qu'on doit être dans ses âges. Il aura passé ses beaux jours sans plaisirs et sa. jeunesse sans amours. » {Mém, du marquis d'Argenson,)
2. Il était retiré chez les moines de Sainte-Geneviève où il poussait la dévotion à l'extrême. (M.)
3. Le duc de Chartres et sa femme, la princesse de Conti, vivaient retirés à Saint-Cloud dans la mollesse et l'indécence. (M.) — « Le duc de Chartres était un honnête
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Que son ventre soit son seul Dieu, Et que sa femme soit son temple ;
Qu'ébloui par un vain éclat Poisson* tranche du petit-maître; Qu'il pense qu'à la cour un fat Soit difficile à reconnaître ;
Que Maurice, ce fier-à-bras, Pour s'être enrichi dans la Flandre-, Ayant ruiné les Pays-Bas, Soit plus exalté qu'Alexandre ;
Que notre héros à projets ^ Ait vu, dans sa molle indolence, A la honte du nom français Les Hongrois piller la Provence ^;
homme, un bon prince, libéral, splendide, aimant la chasse et honnête dans ses plaisirs. La duchesse de Chartres, qui avait fait sous sa mère des études d^hypocrisie pour l'épouser, se brouilla bientôt avec lui pour suivre ses mauvais penchants ; alors elje fut sans pudeur, sans religion, décidée dans sa vie libertine, et ne cessa de tenir des propos scandaleux avec tout le monde. » {Mém. de Richelieu^
1. M. Poisson, seigneur de Vandières, frère de M™" de Pompadour. On l'appelait le marquis d' avant-hiej' , (M.)
2. Le maréchal de Saxe avait fait des merveilles à la guerre, mais son appétit pour l'argent fit une tache à sa gloire. (M.)