‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 94 sur 213 · SUR M. DE BERNAGE · texte numérisé non relu

SUR M. DE BERNAGE

Voir publier la paix sans en goûter les fruits.

Ne rien remettre au peuple et tout aux ennemis;

Le trait est inouï ; crois moi, mon cher Bemage,

Toi qui reçus du ciel le bon goût en partage *,

Veux-tu faire oublier tes salles et tes chars ?

Abats ces échafauds dressés de toutes parts;

Et, changeant tes apprêts en appareil sinistre,

Dans chaque place au moins fais qu'on pende un ministre.

sur la promotion du saint-esprit^

En recevant le Saint-Esprit, Chaque Apôtre reçut le don de la parole ;

Quoiqu'en bon lieu il soit écrit, Tel miracle pourrait passer pour hyperbole,

Si le Sauveur, comme Louis,

Dans son ordre n'avait admis Que des Montmorency, Chalmazel, Sassenage,

Et maint autre grand personnage,

1. M. de Bernage, prévôt des marchands, et M. Berrier, lieutenant de police, avaient fait la publication de la paix dans Paris avec grande pompe.

2. Ceci est ironique. (M.) Jamais prévôt des marchands, en effet, ne fut plus gaillardement tourné en ridicule que M. de Bernage.

3. Cette promotion de six chevaliers du Saint-Esprit fut faite le 2 février.

Année i'j4g. 157

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Tel que Vaujour et Rubempré; Car apprendre à parler à semblable pécore Serait plus grand miracle encore, Que de faire taire Souvré.

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