‹ Chansonnier politique du Canard (avec musique) [microforme]Chapitre 1 sur 25 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Les préfaces sont une autre source

d’abus ; c’est là que se déploie l’ostentation d’un auteur qui exagère quel-

quefois ridiculement le prix des sujets

qu'iltraite. Condillac, Art d'écrire, Na59

Rien de plus inutile qu’une préface, parce que rien n’est moins lu. Aussi LE CANARD espère-t'il que l’on voudra bien ne pas donner ce nom aux quelques lignes qu’il écrit en ce moment et quine lui sont inspirées que par le sentiment du devoir.

Ayant fait de nombreux emprunts, il a cru qu'il importait d’en avertia ses lecteurs.

Les auteurs des écrits qu’il a tirés d’un oubli temporaire n’ont pas été consultés ; permission de les remettre au jour n’en a pas été obtenue ; cependant il se flatte de se faire pardonner s’il y a faute.

Ceux qui ont eu assez d’esprit pour écrire les charmantes choses auxquelles il fait allusion ne peuvent manquer d’en avoir plus qu'il n'en faut pour ne pas lui garder rancune de les avoir offertes de nouveau à l'admiration du public.

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