‹ ChansonsChapitre 104 sur 216 · LE CHANT DU LABOUREUR · texte numérisé non relu

LE CHANT DU LABOUREUR

Musique de Vauteur. — es.

Ma charrue entame la terre :

Tirez , chevaux , couple si beau ; Le vent agite leur crinière, Il s'engouffre dans mon sarrau ; Et les feuilles qu'il éparpille A mes pieds tombent en sifflant ; L'oiseau se tait sous la charmille :

Quelle musique que le vent !

La moisson , mon Dieu , c'est si frêle : Quand la grêle passe dans l'air , Ah ! préserve-nous de la grêle Pour que le pain ne soit pas cher.

Nous labourons pendant l'automne, Quand le terrain est bien fumé, Pour que la récolte soit bonne Où notre main aura semé.

En guidant ses bêtes de somme.

L'homme , en sueur , fouille en tout lieu ; Mais après le travail de l'homme , Laissons faire au travail de Dieu.

La moisson , etc.

Sous la neige l'hiver protège Le germe , trésor immortel ; Vient le printemps qui fond la neige, Et le blé croît sous un beau ciel.

La nature , douce et superbe , Met, dans cette heureuse saison.

Un rubis à chaque brin d'herbe , Un oiseau dans chaque buisson !

La moisson, etc.

Le soleil dans un ciel limpide

Nous rend les vastes horizons ;

Les cieux , les champs , tout est splendide ,

Quand leté dore les moissons.

Salut , Dieu de l'agriculture !

Automne, hiver, printemps, été.

Dans l'atelier de la nature

Tu fais tout pour l'humanité !

La moisson , mon Dieu , c'est si frêle : Quand la grêle passe dans l'air, Ah ! préserve-nous de la grêle Pour que le pain ne soit pas cher.

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