‹ ChansonsChapitre 158 sur 216 · CHEZ LEUR MERE CONVALESCENTE · texte numérisé non relu

CHEZ LEUR MERE CONVALESCENTE

Lazarre mort ne peut renaître...

Je vous le dis en vérité , Il vit , répond le divin maître :

Et Lazarre est ressuscité !

Chère femme , il n'est plus d'obstacle ; Nos enfants sont auprès de toi.

Tu vis , mais c'est par un miracle :

Dieu prit pitié d'eux et de moi.

Il permet , du haut de sa gloire , Que tu recouvres la santé Grâce au docteur , à la sœur noire , Sublime sœur de charité.

Et grâce encore à la bonne âme , Type de calme et de douceur , Qui pour te veiller , sainte femme , Un jour vint se joindre à la sœur.

Tu souffrais d'horribles souffrances ; Le mal était contagieux Et , de deux chères existences , Menarait les jours précieux.

Lorsque Marie et Juliette Durent quitter notre maison ,

Je crus , hélas ! pauvre poète , Que j'allais perdre la raison.

Chacune , le cœur gros de peine ,

Pieusement se résigna...

Le médecin les éloigna ,

Mais le bon Dieu te les ramène !

6 Décembre 1863.

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