COUPLETS A M. ET M™^ H. B
Air : Miise des bois et des accords champêtres. — ii.
C'était un soir. Près d'une jeune femme, De beaux enfants chantaient à l'unisson ; J étais ému jusques au fond de lame En écoutant leur naïve chanson.
L oncle était là qui battait la mesure ; Le père avait des regards triomphants... Chastes auteurs d'une gaité si pure , Restez unis , ù chers petits enfants.
Cette chanson me semblait ravissante :
C'était le bruit des limpides ruisseaux ; C'était charmant comme une hvmne naissante ; C'était joyeux comme les chants d'oiseaux. De Dieu leur voix célébrant les louanges Portait plus haut que la voix des savants : Elle trouvait des échos chez les anges î Restez unis, ô chers petits enfants.
Ce chant si doux que l'amour fît éclore De la maison û^isait un paradis ; Devenus grands, enfants, songez encore A ces beaux jours où vous étiez petits.
Ix)in (lu foyer, la joie est épliéni^»re ; Dieu permettra que vous puissiez longtemps Chanter ensemble auprès de votre mère : Restez unis , ô chers petits enfants. '
Paris 18C2.