‹ ChansonsChapitre 168 sur 216 · PROMENADE DU MATIN · texte numérisé non relu

PROMENADE DU MATIN

Musique de l'auteur. — - %.

L'herbe était blanche de gelée ; Un long brouillard à Thoiûzon Cachait le fond de la vallée ; Le coq finissait sa chanson ; Le soleil perçait le nuage , C'était le matin d'un beau jour ; Et , sur l'arbre encor sans feuillage , Déjà l'oiseau chantait l'amour.

Le ciel sur la plaine éclaircie Rayonne et rend les prés fumants , Le givre fond , et la prairie Est couverte de diamants.

La rivière longe , profonde , Le chemin au pied du coteau ; Et , fier de saluer le monde , Le soleil se mirait dans l'eau.

Dans tout je lisais le présage Du doux printemps que nous aimons ; Un vent frais frappait mon visage :

J'aspirais l'air à pleins poumons !

Faible et chétive créature , Au loin mon âme s'envolait...

Dans le calme de la nature C'était Dieu même (pii parlait !

[his.

Mars.

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