PROMENADE DU MATIN
Musique de l'auteur. — - %.
L'herbe était blanche de gelée ; Un long brouillard à Thoiûzon Cachait le fond de la vallée ; Le coq finissait sa chanson ; Le soleil perçait le nuage , C'était le matin d'un beau jour ; Et , sur l'arbre encor sans feuillage , Déjà l'oiseau chantait l'amour.
Le ciel sur la plaine éclaircie Rayonne et rend les prés fumants , Le givre fond , et la prairie Est couverte de diamants.
La rivière longe , profonde , Le chemin au pied du coteau ; Et , fier de saluer le monde , Le soleil se mirait dans l'eau.
Dans tout je lisais le présage Du doux printemps que nous aimons ; Un vent frais frappait mon visage :
J'aspirais l'air à pleins poumons !
Faible et chétive créature , Au loin mon âme s'envolait...
Dans le calme de la nature C'était Dieu même (pii parlait !
[his.
Mars.