COUPLETS A MA PETITK MARIE
Air de l'Anonyme. — i.
Petite enfant , le printemps va renaître , Déjà loiseaii reprend ses chants joyeux. Un doux soleil vient réchauffer ton être. Un ciel plus pur vient réjouir tes yeux. Comme une fleur ta bouche qui m'inspire S'épanouit aux rayons des beaux jours : Le doux printemps eut ton premier sourire. Ah ! puisses-tu lui sourire toujours. (bis.)
Petite enfant, aime toujours ta mère.
Ton seul amour calmera ses douleurs ;
Quand tu naquis, dans sa souffrance amère.
Pour te bénir elle essuya ses pleurs ;
A tous ses vœux sois fidèle à souscrire ,
Car pour l'ingrat il n'est plus de beaux jours :
Le doux printemps, etc.
Petite enfant, sache que dans la vie Du plus obscur la paix est le trésor.
Les rois souvent connaissent l'insomnie Sous leurs rideaux tissus de soie et d'or. Qu'aux vains honneurs jamais ton cœur n'aspire , Pour l'envieux il n'est plus de beaux jours... Le doux printemps, etc.
Petite enfant, que jamais ù. ton àme
Un malheureux ne fasse appel en vain :
Le pain qui vient de la main dune femme
Semble si bon pour apaiser la faim.
Ne sois pas rude au pauvre qui soupire :
Pour le méchant il nest plus de beaux jours.
Le doux printemps , etc.
Petite enfant, je te parlais en père, Et je comptais sans les coups du destin ; Car dans un sort ou funeste ou prospère. Nul ici-bas ne peut dire : A demain. Demain, demain!... Oh! je puis te le dire : Il est des cieux et d'éternels beaux jours ! Le doux printemps eut ton premier sourire. Ah ! puisses-tu lui sourire toujours.