FIN
SELAIR, gr«v.
zz:
Le Dimanch' je vas la voir Le lundi j'y^n fait la demande, Le mardi sans retarder Je voulais m'}' marier.
Lisett' ah ! ma Lisetta Prête moé ton mouchais ;
Pour essuyer mes larmes Qui coula sur mon blanc visage Qui coula de mes deux yeux Ma Lisett' si tu veux ?
Son pair^ qu'est aux écoula Il entend dir' cela;
Non, tu n'auras pas ma fill' Par apport tu n'es pas riche Par apport tu n'as rien Tu la prends c'est pour son bien.
Pour un mouchoir de pocha Non, j'en ai pîis su'moé;
Dedans ma chambre.
Dedans la plus haute des chambres,
Sur le chevet de mon lit
Ma Lisetta vas le cri.
Son frair^ qu'est aux étouta Il entend dire cela ;
/'ai/' ah ! cruel paire.
Apaisez votre colère, Car c'est un garçon d'honneur, Laissez-y avoir ma sœur.
Qu'a fait' la chansonnetia.
C'est un p'tit cordonnier ;
Assis dessur sa chaise En coignant dessur sa semelle En chevillant ses talons Qu'a composé la chanson !