CENDRILLON
Pour aller trouver à la brune Cendrillon qui m'attend ce soir, j^ai revêtu, paré d'espoir, un long manteau d'ombre et de lune !
Au carrefour des Trois-pendus, l'Ogre dormait dans la rosée...
Plus léger qu'un soupir de fée, j'ai frôlé son corps étendu!
Mon cœur saute... Ai-je eu peur? A peine! Et voici le chemin tout droit !
Voici la maison de ma joie !
Voici la fenêtre où l'on m'aime I...
Les sœurs méchantes sont au bal ; et Cendrillon, pâle d'attendre, a tracé mon nom dans la cendre, d'un doigt naïf et machinal.