CHANSON POUR L'AIMÉE
A Charles Ihiib .
Allegrello Ihke
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Lorsque souci - eux J\lon. regard se
plon.ge. En le.puits de son.gc Que formoot vos
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Malgre'inoi, je '«on . ge
Au fu-tur se . jour De no.tre vieil.
les-se Où Thùteet l'Ilôt es-si". Se.rout notre a
-niour Et no.tre ten . dres
CJiansons chiinériques
Lorsque soucieux Mon regard se plonge En le puits de songe Que forment vos yeux, Malgré moi, je songe Au futur séjour De notre vieillesse Où l'hôte et Thôtesse Seront notre amour Et notre tendresse.
Poudrée à frimas, Peut-être encor grise, Vous serez exquise Sous vos falbalas De vieille marquise;
Chanson pour l'aimée
Car pertinemment, Maîtresse, je gage QjLie votre visage Restera charmant En dépit de l'âge.
La main dans la main.
Pour fuir chaque ornière Nous ferons, ma chère, Du vital chemin L'étape dernière; Et pour subvertir L'ennui que sans doute Le vieillard redoute, L'hymne Souvenir Egaiera la route.
Lors un doux parfum Grisera notre âme :
Ce sera, Madame, Du plaisir défunt Le subtil dictame
Et sous ce joli Pied fin où se pose Ma lèvre déclose, Fleurira l'oubli Du passé morose.
Car lorsqu'il est vieux, Le vrai sage oublie Que jusqu'à la lie Il but en le creux Des coupes de vie; Mais comme il convient Qu'un jour il revoie Sa mortelle voie, Lors il se souvient De l'oasis Joie.
Mais il faut laisser, Maîtresse jolie, Comme une folie Fuir ce doux penser De mélancolie
Chanson pour l'aimée
Et rester charmés A cette heure même Par notre poème, Puisque vous m'aîmez Et que je vous aime.
Reproduction autorisée par G. ONDET, éditeur, 83, faubourg Saint-Denis, Paris. — Prix : pour chaut seul, 0 fr. 33; avec accompagnement de piano, 1 fr. 33.