PAQUES
A Madame d'Allinçres.
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Brouill»; sans n.me m rai.
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sa de ... £t mon làcheux désœuvrement
Il3 Chansons cJiimériqiics
Brouillé, sans rime ni raison, Avec la coquette Lison Pour je ne sais quelle incartade, Je déambulais tristement Promenant mon humeur maussade Et mon fâcheux désœuvrement.
C'était le dernier des jours saints.
Le jour où les pieux humains S'entassant dans les cathédrales, Du Mort pour leur rédemption.
En des messes pontificales, Fêtent la résurrection.
Pâques 109
Et tout en écoutant sonner.
Résonner et carillonner
Les cloches de retour de Rome,
Je songeais à certain dieu fort
Et doux comme le fils de l'hcTmme,
Le dieu d'amour comme lui mort.
Et je pensais qu'il serait beau De voir surgir de son tombeau, Du cœur marmoréen de Lise, Auréolé de volupté, Le chef de la plus haute église.
Le dieu d'amour ressuscité.
Lors, je m'en fus trouver Pierrot Afin de lui toucher un mot De ma douloureuse aventure.
Et Tami Pierrot fut contrit De découvrir en ma figure Un air chagrin et déconfit.
lîO Chansons chimériques
Mais Pierrot, quand je l'eus d'un trait
Mis rigoureusement au fait
De mes désirs et de ma peine,
Dit : « Je sais la combinaison
« La plus sûre et la plus certaine
« Pour qu'Amour renaisse en Lison. »
« Je sais comment le cœur humain « Et surtout le cœur féminin « Véhémentement fructifie ; « C'est sous les baisers bienfaisants « D'une abondante et douce pluie « De louanges et de présents. »
« De cela je conclus qu'il faut « T'en aller quérir au plus tôt, « En l'honneur de Pâques fleuries, « L'œuf qu'à Lison tu donneras, Cl Où sous des rimes attendries « Ton cœur d'amant tu placeras. »
Pâques II r
Et Pierrot ironiquement
Ajouta comme complément
A son aimable confidence :
« Poète, bourgeois et butor
i< Doivent prendre en telle occurrence
« Un œuf de la poule aux œufs d'or. »
MANUEL, éditeur, rue Jjubrit, 33.