‹ Chansons chimériquesChapitre 8 sur 48 · EPIPHANIE · texte numérisé non relu

EPIPHANIE

A Gaston Sècot.

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tu . lies Ou. -d'un assaut a la ver. tu?»

Epiphanie 37

Pour la fête d'Epiphanie,

J'ai rencontré, déambulant,

Superbe en son vêtement blanc.

Pierrot, docteur es ironie.

« iMaître Pierrot, d'où t'en viens- tu? »

Ai-je dit au coureur de lunes :

« D'une chasse à courre aux fortunes

« Ou d'un assaut à la vertu ? »

« — Pour la fête d'Epiphanie, )> M'a. dit Pierrot l'air consterné, « J'ai fait à certain nouveau-né « Visite de cérémonie ; « Or, c'est un dieu des plus puissants « Et j'ai dû pour lui rendre homriage « Lui porter tout comme un roi mnge « Et la myrrhe et l'or et l'encens. »

« Pour la fête Epiphanie,

« J'ai pris pour or le seul louis

« Égaj^ant de son coloris

« Ma pauvre bourse dégarnie,

« Et j'ai fait deux coûteux emprunts

« Pour acquérir myrrhe, encens, baume;

« A mon cœur j'ai pris son arôme,

« A mon esprit tous ses parfums. )>

« Pour la fête d'Epiphanie,

c( J'ai marché droit vers le Saint Lieu

u Où sommeille le petit dieu

« Au fond de sa crèche bénie ;

« Or cet enfant, dont j'ai, ce jour,

« Fêté la naissance divine,

« Dort au cœur d'une Colombine

« Et n'est autre qu'un dieu d'amour. »

« Pour la fête d'Epiphanie, « J'ai donc adoré ce dieu-né, « Et de mon air si consterné « Voici la cause définie :

Epiphanie 39

« Quand je dépose mon trésor a Aux pieds d'Amour pour qu'il l'admire, « Il dédaigne l'encens, la myrrhe, « Et ne prend que la pièce d'or ! »

MANUEL, éditeur, rue Jcubcrt, 33.

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