EPIPHANIE
A Gaston Sècot.
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tu . lies Ou. -d'un assaut a la ver. tu?»
Epiphanie 37
Pour la fête d'Epiphanie,
J'ai rencontré, déambulant,
Superbe en son vêtement blanc.
Pierrot, docteur es ironie.
« iMaître Pierrot, d'où t'en viens- tu? »
Ai-je dit au coureur de lunes :
« D'une chasse à courre aux fortunes
« Ou d'un assaut à la vertu ? »
« — Pour la fête d'Epiphanie, )> M'a. dit Pierrot l'air consterné, « J'ai fait à certain nouveau-né « Visite de cérémonie ; « Or, c'est un dieu des plus puissants « Et j'ai dû pour lui rendre homriage « Lui porter tout comme un roi mnge « Et la myrrhe et l'or et l'encens. »
« Pour la fête Epiphanie,
« J'ai pris pour or le seul louis
« Égaj^ant de son coloris
« Ma pauvre bourse dégarnie,
« Et j'ai fait deux coûteux emprunts
« Pour acquérir myrrhe, encens, baume;
« A mon cœur j'ai pris son arôme,
« A mon esprit tous ses parfums. )>
« Pour la fête d'Epiphanie,
c( J'ai marché droit vers le Saint Lieu
u Où sommeille le petit dieu
« Au fond de sa crèche bénie ;
« Or cet enfant, dont j'ai, ce jour,
« Fêté la naissance divine,
« Dort au cœur d'une Colombine
« Et n'est autre qu'un dieu d'amour. »
« Pour la fête d'Epiphanie, « J'ai donc adoré ce dieu-né, « Et de mon air si consterné « Voici la cause définie :
Epiphanie 39
« Quand je dépose mon trésor a Aux pieds d'Amour pour qu'il l'admire, « Il dédaigne l'encens, la myrrhe, « Et ne prend que la pièce d'or ! »
MANUEL, éditeur, rue Jcubcrt, 33.