‹ Chansons choisies de BérangerChapitre 155 sur 227 · dans les grands jours, on holidays · texte numérisé non relu

dans les grands jours, on holidays

1. 11. De roses ou de lierre. Those that followed in the train of Bacchus and Silenus wore wreaths of flowers, vine-leaves, and ivy.

1. 13. un manteau de bure, a drugget cloak. The word bure, now antiquated, is still heard in the proverbial expression ' n'avoir ni bure ni buron ' = ' n'avoir ni manteau ni cabane.'

1. 19. une flûte. Béranger writes in 1846 : 'J'ai appris à jouer de la flûte pendant trois mois, et longtemps après, mon maître m'assurait que je promettais de devenir un Tulou. Or, dans ces trois mois de leçons, je n'avais jamais pu trouver l'embouchure.' (Corresp. iii, p. 363.)

1. 20. broc. The c is not pronounced. It is in a wooden 1 broc ', or pitcher, that wine is drawn from the cask, but the poet's reference to Providence must be taken to imply that his ' broc ' is filled with water.

1. 21. Un portrait de maîtresse. The word maîtresse was still used under the Empire in the sense which it had in the seventeenth and eighteenth centuries : —

Il me faut venger un père et perdre une maîtresse.

(Corneille, LeCid, I. vi.)

' Rien n'encourage plus1 aux actions vertueuses, que d'avoir

pour témoin et pour juge de sa conduite une maîtresse dont on veut mériter l'estime.' (Voltaire, Vision de Babouc.)

Cf. also ' La Bonne Vieille,' 1. i.

1. 28. graveleux. ' Qui fait sur l'esprit le même effet qu'un gravier qu'on rencontre ; qui blesse par une sorte d'impudeur, qui est trop libre et voisin de l'obscénité.' (Littré.)

In a note to a song entitled La Gaudriole, Béranger practically apologizes for the scurrilous pieces which occur in the first edition of his songs. He says : ' La censure exercée sous l'Empire avait interdit à la chanson la satire, qui en est peut-être le premier élément. ... La chanson graveleuse devait renaître alors : elle appartient aux temps de despotisme. C'est la seule justification de l'auteur de ce recueil pour celles de ce genre qu'il peut contenir et qui toutes, en effet, sont nées sous le régime impérial. Il est vrai qu'il faut ajouter que l'auteur n'avait pas encore vu tout le parti qu'on pouvait tirer de la chanson.'

1. 30. almanacks chantants. Yearly almanacs date from the sixteenth century, and were for a long time almost the only literature of the people, especially in the provinces. Among the most famous may be quoted, at the end of the seventeenth century, the Almanack de Laurent Houry and that of Mathieu Laënsberg, and in the eighteenth century the Bon Messager boiteux. Later we find the almanacks prophétiques, comiques, drolatiques, chantants, &c, and lastly the most literary and most famous of all French almanacs, the Almanack des Muses, published in Paris from 1764 to 1833, and which forms a collection of 69 i6mo. volumes.

1. 33. Faute de vins — Par faute de vin, * for lack of wine.'

1. 34. Sabler. To swallow in one draught, just as a mould of fine sand is filled with molten metal at one casting.

canton. The département is divided into arrondissements, each of which is divided into cantons. The latter are formed of a certain number of communes. Besides the wines of the great crus or vine-districts (Bordeaux, Bourgogne, Champagne, &c), nearly every locality in France has its vin du pays or homegrown wine, generally rather rough.

1. 51. Vous, dont le char dévie. Béranger refers not only to Napoleon, who had just abdicated and withdrawn to the isle of Elba, but to all those who were involved in his fall.

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Les Gueux. (Page 6.)

Béranger writes in his Biographie, p. 85 : l Les fréquents voyages que je faisais à Péronne .. . eurent beaucoup d'influence sur le développement presque involontaire de mon chansonnier. . . . Les plaisirs de la table sont les seules distractions des petites villes : belle occasion pour égayer par des couplets le dessert. ... Je les improvisais presque, et plusieurs de ces chansonnettes ont pris place dans mes volumes. La chanson des Gueux date de cette époque, car nous étions loin d'être des grands seigneurs.' In October, 181 1, a few days after returning to Paris from Péronne, he writes to Quenescourt : ' Quant à mes plaisirs, point le plus important pour un homme qui se voue au régime des Gueux . . . ' from which it may be inferred that this song was composed at Péronne in 181 1. Paul Boiteau, in a foot-note to Béranger's correspondence (i, p. 147), says that Les Gueux obtained great success in Paris. With regard to the origin of this song, Jules Janin (Béranger et son Temps, ii, p. 19) writes : ' Béranger a retrouvé plus d'une fois, parmi nos vieilles chansons, un exemple, un modèle, un écho, un thème, un drame, et de l'idée ou du drame qui l'avait particulièrement frappé il tirait soudain un chef-d'œuvre original. . . . Dirait-on que sa chanson des Gueux, calme et bienveillante, une grâce, un sourire, un pardon, Béranger l'a trouvée au milieu des anciennes fièvres, des anciennes menaces, au milieu du vieux Paris, sous les pas des rois absolus, dans les plaintes et dans les échos du vieux Pont- Neuf?' And Jules Janin quotes the seventeenth-century song:—

Si le roy sçavoit la vie

Que font les gueux, (bis)

Il vendroit chasteaux et villes, Vive le roy! (bis)

Pour s'en aller avec eux.

Vivent les gueux !

Quand ils content leur misère,

On les plaint fort.

Ils vivent tous sans rien faire,

Jusquà la mort, Tous libres et paresseux.

Vivent les gueux !

Quand ils sont à la débauche, Au cabaret,

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Ils boivent à droite, à gauche,

Blanc et clairet . . .

Et la grivoise avec eux.

Vivent les gueux !

Touche-t-on à la finance,

S'en meuvent-ils ?

Ils vivent sans dépendance

Du bien d'autrui.

L'impôt n'est pas fait pour eux :

Vivent les gueux !

Pontchartrain qui sait la vie

Que font les gueux, A tout moment il s'écrie :

Qu'ils sont heureux !

Je m'en vais vivre comme eux . . .

Vivent les gueux!

Les Gueux may also be compared with Burns' Jolly Beggars, though it is certain that Béranger was unacquainted with Burns' poem.

Savinien Lapointe (Mémoires sur Béranger, p. 125) gives a lengthy account of an ovation which it would seem that Béranger was honoured with by the Gueux of Paris — streetsingers, blind beggars and cripples — during the Revolution of

I. 1. Les gueux. The origin of the word is unknown ; it occurs as early as the fifteenth century as a noun and an adjective, in the sense of beggar, beggarly, poor.

Un gueux qui, quand il vint, n'avait pas de souliers.

(Molière, Tartufe, I. i.)

The proverbial expression ' as poor as a church mouse ' is in French f gueux comme un rat d'église.'

Béranger uses the word more than once ; thus, in Les Parques : —

Sages et fous, gueux et monarques, Apprenez un fait tout nouveau.

II. 7, 8. Il faut qu'enfin . . . qui na rien. It is time that wit gave the worthy man uho has nothing his due.

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