‹ Chansons choisies de BérangerChapitre 99 sur 227 · LE MALADE · texte numérisé non relu

LE MALADE

Un mal cuisant déchire ma poitrine,

Ma faible voix s'éteint dans les douleurs

Et tout renaît, et déjà l'aubépine

A vu l'abeille accourir à ses fleurs.

Dieu d'un sourire a béni la nature ; 5

Dans leur splendeur les cieux vont éclater.

Reviens, ma voix, faible, mais douce et pure :

Il est encor de beaux jours à chanter.

Mon Esculape a renversé mon verre :

Plus de gaieté ! mon front se rembrunit ; 10

Mais vient l'Amour et le mois qu'il préfère : Déjà l'oiseau butine pour son nid.

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