‹ Chansons choisiesChapitre 1 sur 155 · LK TAILLEUR ET LA FEE · texte numérisé non relu

LK TAILLEUR ET LA FEE

,,Tons les plaisirs, sylphes de la jeunesse, ..Éreilleront sa lyre au sein des nuiis, ,,Au loit du pauvre il rôpand l'allégresse, ,,A l'opulence il sauve des ennuis.

,,Mais quel spectacle altrisle son langage? ,,Tout s'engloutil, el gloire cl liberté: „Comme un pécheur qui rentre épouvanté, ,,ll Tient au port raconter leur naufrage." El puis la fée, avec de gais refrains, Calmait le cri de mes premiers chagrins.

Le vieux tailleur s'écrie: ,,Eh quoi! ma fille ,,Ne m'a donné qu'un faiseur de chansons I ,, Mieux jour et nuit vaudrait tenir l'aiguille, ,,Que, faible écho, mourir en de vains sons. ,,Va, dit la fée, à tort la l'en alarmes, „De grands talents ont de moins beaux succès. ,,Ses chaals légers seront chers aux Français, ,,Et du proscrit adouciront les larmes." Et puis la fée, avec de gais refrains. Calmait le cri de mes premiers chagrins.

Amis, hier j'étais faible el morose,

L'aimable fée apparaît à mes yeux.

Ses doigts distraits effeuillaient une rose;

Elle me dit : ,,Tu le vois déjà vieux.

„Tel qu'aux déserts parfois brille un mirage *),

^ Les effets fantastiques du mirage Irompenl lep yeux du voyageur au milieu des sables du désert : il croît voir devant lui des forêts, des lacs, de« ruisseaux, etc.

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