PRECHER GRENADIER
Des maréchaux, nos camarades, Désertent aussi gorgés d'or.
LBS DEUX GRENADIERS. 211
DEUXIÈME GRENADIER
Notre sang paya tous leurs grades:
Heureux qu'il nous en reste encor!
Quoi! la gloire fut en personne Leur Kiarraine un jour de combat, * El le parrain, on l'abandonne!
Vieux grenadiers, suivons un vieux soldat.
PRLMIEE GRENADIER.
Après vingt-cinq ans de service»
J'allais demander du repos.
DEUXIÈME GRENADIER
Bîoi, tout couvert de cicatrices, Je voulais quitter les drapeaux; Mais quand la liqueur est tarie.
Briser le vase est d'un ingrat.
Adieu, femme, enfants et patrie!
Vi«ux grenadiers, suivons un vieux soldat
Eucore Aen Aiitours*
Air:
Je me disais : Tous les dieux du bel âge M'ont délaissé; me voilà seul et vieux. Adieu l'espoir que leur troupe volage M'avait donné de me fermer les yeux!
Je le disais lorsqu'une enchanteresse Vient et d'un mol ravit mes sens troublés,
212 ENCORE DES AMOl'RS.
Ahl c'esi encore quelque beauté iraîiresse: Tous les Amours ne sont pas envolés.
Oui, c'est 'encor quelque sujet de peine; niais du repos je suis si fatigué I lorsqu'à trente ans je pliais sous ma chaîne, Plus malheureux, pourtant j'étais plus gai. Le ciel m'envoie une reine nouvelle; Combien d'attraits les siens m'ont rappelés I Roses d'automne, effeuillez-vous pour elle: Tous les Amours ne sont pas envolés.
Mes yeux encore' ont des pleurs à répandre; Ma voix encore a des chants amoureux.
Aimons, chantons. La beauté vient m'apprendre A triompher des hivers rigoure\|p:. .
Tout me sourit :les fleurs brillent plus belles, Les jours plus purs, les cieux plus étoiles Dans l'air plus doux j'entends battre des ailes: Tous les Amours ne sont pas envolés.
tiC PrisoiilLier de Guerre.
Air: Chante^ chante, troubadour, chante.
Marie, enOn quitte l'ouvrage, Voici l'étoile du berger.
— Ma mère, un enfant du village Languit captif chez l'étranger.