LE BON VIEILLARD. Q
Vieux compagnon des guerriers d'un autre âge, Gomme Nestor je ne vous parle pas.
De tous les jours où brilla mon courage, •J'achèterais un jour de vos combats.
Je l'avoûrai, vos palmes immortelles M'ont rendu cher un nouvel étendard.
Amis du vin, de la gloire et des belles, Daignez sourire aux chansons d'un vieillard.
Sur vos vertus quel avenir se fonde I Enfants, buvons à mes derniers amours.
La liberté va rajeunir le monde:
Sur mon tombeau brilleront d'heureux jours. D'un beau printemps aimables hirondelles, J'ai pour vous voir différé mon départ. Amis du vin, de la gloire et des belles, Daignez sourire aux chansons d'un vieillard.
Qu'elle est «Toile !
Air:
Grands dieux ! combien elle est jolie.
Celle que j'aimerai toujours !
Dans leur douce mélancolie
Ses yeux font rêver aux amours.
Du plus beau souffle de la vie
A l'animer le ciel se plaît.
Grands dieux! combien elle est jolie!
Et moi, je suis, je suis si laid!
qu'elle est jolie !
Grands dieux! combien elle est jolie!
Elle compte au plus vingt printemps.
Sa bouche est fraîche, épanouie ; Ses cheveux sont blonds et flottants.
Par mille talents embellie, Seule elle ignore ce qu'elle est.
Grands dieux! combien elle est jolie!
Et moi, je suis, je suis si laid!
Grands dieux! combien elle est jolie!
Et cependant j'en suis aimé.
J'ai dû long-temps porter envie Aux traits dont le sexe est charmé.
Avant qu'elle enchantât ma vie, Devant moi l'amour s'envolait.
Grands dieux! combien elle est jolie!
Et moi, je suis, je suis si laid !
Grands dieux! combien elle est jolie!
Et pour moi ses feux sont constants.
La guirlande qu'elle a cueillie Geint mon front chauve avant trente ans. Voiles qui parez mon amie.
Tombez: mon triomphe est complet.
Grands dieux! combien elle est jolie!
Et moi, je suis, je suis si laid!